La RQTH est la clé de voûte du système — et l'un des leviers les plus sous-exploités des entreprises, pour une raison simple : beaucoup de salariés éligibles ne l'ont jamais demandée, ou ne l'ont jamais communiquée.
Ce qu'elle apporte au salarié
Des aménagements de poste et d'horaires adaptés, l'accès aux aides de l'Agefiph et à l'accompagnement Cap emploi, une protection renforcée, et des dispositifs spécifiques de formation et de maintien dans l'emploi. Contrairement à une idée reçue tenace, la RQTH ne « classe » pas la personne : elle ouvre des droits. Diabète, troubles musculo-squelettiques, maladies chroniques, troubles dys... de nombreuses situations y sont éligibles sans se penser « handicapées ».
Ce qu'elle change pour l'employeur
Chaque salarié RQTH déclaré compte dans vos 6 % — une unité entière, 1,5 pour les 50 ans et plus. Un salarié déjà présent qui obtient et communique sa reconnaissance réduit votre contribution sans aucun recrutement.
La procédure, concrètement
La demande se fait auprès de la MDPH du département : formulaire + certificat médical. C'est une démarche personnelle et volontaire du salarié ; les délais varient selon les départements (comptez plusieurs mois). La reconnaissance est accordée pour une durée déterminée, ou sans limitation lorsque le handicap est irréversible.
Le point crucial : la confidentialité
Le salarié n'a aucune obligation d'informer son employeur. C'est pourquoi une campagne interne bienveillante — expliquer les droits, garantir la confidentialité RH, ne jamais contraindre — révèle presque toujours des BOETH « invisibles ». Nous aidons nos clients à la mener avec le tact nécessaire : c'est souvent la première économie du dossier, avant même toute commande.