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Série RSE 2/3 : les objectifs

Les objectifs de la RSE : ce que les entreprises cherchent à accomplir

Dans le premier article de cette série, on a vu ce qu'est la RSE. Reste une question plus concrète : qu'est-ce qu'une entreprise cherche réellement à accomplir quand elle s'engage dans cette démarche ? Trois grandes familles d'objectifs se dégagent — et l'emploi des personnes handicapées permet de les illustrer toutes les trois.

Objectif n°1 : répondre aux attentes des parties prenantes

La norme ISO 26000 place cette notion au coeur de la RSE : une entreprise a des comptes à rendre à ses parties prenantes — pas seulement ses actionnaires, mais aussi ses salariés, ses clients, ses fournisseurs, les riverains de ses sites, et plus largement la société civile. Une politique RSE vise donc, en premier lieu, à répondre à des attentes qui se sont multipliées : des salariés qui veulent travailler pour une entreprise dont ils sont fiers, des clients de plus en plus attentifs, des investisseurs qui intègrent des critères extra-financiers.

Objectif n°2 : un impact réel, pilier par pilier

Au-delà des attentes externes, chaque pilier porte ses propres objectifs concrets :

Économique

Assurer la pérennité de l'activité par une gouvernance saine et une éthique des affaires vérifiable.

Environnemental

Réduire l'empreinte de l'activité : énergie, déchets, ressources, mobilité.

Social

Améliorer les conditions de travail, la diversité et l'inclusion — dont l'emploi des personnes handicapées.

C'est sur le pilier social que l'objectif est souvent le plus facile à rendre concret et vérifiable. Un taux d'emploi de travailleurs handicapés, un volume d'heures de travail confié à un atelier du secteur adapté, un nombre d'intégrations réussies : ce sont des chiffres qu'on peut suivre d'une année sur l'autre, à l'inverse de certains engagements plus déclaratifs.

Objectif n°3 : anticiper une conformité réglementaire croissante

Pour une minorité d'entreprises — celles de plus de 1 000 salariés et 450 M€ de chiffre d'affaires net, depuis le resserrement du champ de la CSRD par la réforme européenne « Omnibus » du 18 mars 2026 — le reporting extra-financier est devenu une obligation directe (economie.gouv.fr ↗). Pour toutes les autres, un objectif plus ancien et plus large reste incontournable : depuis 1987, toute entreprise de 20 salariés et plus doit employer 6 % de travailleurs handicapés, sous peine d'une contribution financière (art. L5212-2 ↗).

L'écart entre l'objectif et la réalité reste large : le taux d'emploi direct moyen dans le privé tourne autour de 4 %, loin du seuil de 6 %, et une part significative des entreprises assujetties n'emploie encore aucun travailleur handicapé. À l'inverse, la fonction publique a dépassé les 6 % pour la première fois en 2025 — la preuve que l'objectif est atteignable. Le détail chiffré, sourcé, est sur notre guide.

L'objectif le plus mesurable de toute la RSE

Beaucoup d'entreprises cherchent, légitimement, un objectif RSE qui ne soit pas qu'une déclaration d'intention. L'emploi des personnes handicapées coche cette case mieux que la plupart des autres engagements : un quota légal nommé (6 %), un indicateur unique (le taux d'emploi), une échéance annuelle (la DOETH), et plusieurs leviers concrets pour progresser. C'est précisément ce qui fait l'objet du troisième et dernier article de cette série : comment, concrètement, une entreprise atteint ces objectifs.

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